LE COLLAPSUS CARPIEN POST-TRAUMATIQUE AVANCÉ
A propos de 30 cas traités par scaphoïdectomie complète
et arthrodèse capitolunaire
Scapho-lunate advanced collapse of the wrist (S.L.A.C.)
A serie of thirty cases treated by scaphoïdectomy and capito-lunate fusion
CHAISE. F.*, BELLEMÈRE.
P.*, FRIOL. J-P.*, GAISNE. E.*,
POIRIER. P.*
| MOTS CLES |
KEYWORDS |
CODES MEARY |
| Carpe
|
Arthrodesis
|
3579.4
|
| Arthrose
|
Carpal bones
|
3579.5
|
| Poignet
|
Wirst pseudarthrosis
|
3667.0
|
| Arthrodèse
|
Osteoarthritis
|
3704.0
|
| Pseudarthrose
|
Pseudarthrosis
|
3860.5
|
RÉSUMÉ :
Entre 1987 et 1991, 30 patients ont été opérés pour un collapsus post-traumatique avancé du poignet séquellaire, soit d'une pseudarthrose du scaphoïde carpien, soit d'une instabilité scapho-lunaire.
La totalité des patients a subi une scaphoïdectomie complète associée
à une arthrodèse capito-lunaire qui est une variante dérivée de l'intervention de Watson. Tous les patients ont été revus avec un minimum
de 5 ans. Aucune complication postopératoire n'a été observée,
en particulier aucune pseudarthrodèse. Au dernier examen, sur les
30 opérés, 25 étaient, soit indolores, soit ne présentaient que des
douleurs intermittentes sans rythme particulier, 5 patients souffraient
modérément, uniquement lors ou après des efforts prolongés. Tous les
patients se disaient satisfaits de l'intervention. Les mobilités postopératoires se situaient autour de 30 degrés de part et d'autres de la neutralité, c'est-à-dire pratiquement sans changement par rapport à l'état
préopératoire. La force de prise en moyenne mesurée au Jamar était
notée en moyenne de 65 % de la force controlatérale avec pour
moyenne 25 kg ce qui correspondait à une amélioration certaine. La
force de pince s'était améliorée et passait de 4 kg à 6 kg. Au total il
s'agit d'une intervention conservatrice d'une certaine mobilité stabilisatrice (autorisant une force satisfaisante) et à visée antalgique.
SUMMARY :
Between 1987 and 1991 thirty patients were operated
for a S.L.A.C. secondary to either a pseudarthrosis of the carpalm
navicular or a scapho-lunar instability. All patients had a complete
scaphoïdectomy associated with a capito-lunar fusion, a modification
of the Watson procedure. AIl the patients were reexamined with a
minimum follop-up of five years. There were no postoperative complications and particularity no pseudarthroses. At the final examination, twenty-five patients were either free from pain or had slight
occasional pain, and five had only mild pain after heavy work. All
were satisfied with the procedure. The postoperative range of motion
was approximately thirty degrees in extension and flexion, practically
unchanged compared to the preoperative status. The mean value of the
grip (measured with the «Jamar») was 65 % that of the sound side,
with an average of twenty five kilograms, corresponding to an actual
improvement. The mean value of the pinch was improved from four to
six kilograms. In conclusion a conservative procedure ofr pain and
stability but less efficient on mobility.
INTRODUCTION
Les séquelles cartilagineuses des traumatismes intracarpiens sont essentiellement la conséquence directe de
deux étiologies principales : les instabilités intracarpiennes
particulièrement celles qui touchent la colonne externe4,5
et les anomalies de consolidation des fratures du scaphoïde carpien13,15,18. Toutes ces lésions modifient progressivement les organisations anatomiques et dynamiques du
carpe et aboutissent à court terme ou moyen terme à une
arthrose dont le mode évolutif et la gravité, sont maintenant bien connus.
Le tableau arthrosique constitué réalise ainsi ce qui est
maintenant appelé par tous le « S.L.A.C. wrist » (Scapho
Lunate Advanced Collapse) de Watson qui en 198420 lui a
donné son nom, en a précisé les aspects cliniques et radiologiques et en a proposé une classification en trois stades.
Tous les travaux qui concernent l'histoire naturelle de
l'arthrose post-traumatique du poignet insistent donc dans sa
genèse sur le rôle de la colonne externe qui est atteinte, soit
dans son intégrité anatomique, soit dans sa stabilité.
L'affaissement du carpe est lié soit au plissement-raccourcissement du corps du scaphoïde dans les pseudarthroses, soit à
son horizontalisation dans les séquelles des lésions ligamentaires scapho-capitolunaires, c'est alors le grade 2 (fig. la).
Le processus dégénératif s'étend ensuite à tous les autres
interlignes pour aboutir au grade 3 de gravité maximum.
Fig. 1a. Arthrose radio et médiocarpienne séquellaire d'une
pseudarthrose résorbtive du scaphoïde carpien.
Fait capital, l'interligne radiolunaire reste très longtemps intact et son utilisation est à la base du principe
de l'intervention que Watson a décrite en 1984. Elle
consiste à exciser le scaphoïde et à verrouiller la médiocarpienne par une arthrodèse partielle du carpe. Après
avoir utilisé dans quelques cas l'arthrodèse des quatre
coins (grand os - semi lunaire-pyramidal-os crochu) qui
offre une plus grande surface pour la fusion osseuse1.
Cette intervention laisse, selon l'auteur, une mobilité
d'une trentaine de degrés de part et d'autre de la neutralité, améliore de 20 à 30 % la force de prise et celle de
pince et donne des résultats stables dans le temps.
Notre travail présente l'analyse des résultats fonctionnels et radiologiques d'une série prospective de 30 cas de
collapsus carpien post-traumatique au grade 1 ou 2,
opérés selon le principe de Watson par excision du
scaphoïde, mais avec une arthrodèse lunaro-grand os
plutôt que par une arthrodèse des 4 coins. Le recul minimum est de 5 ans. Le but de ce travail est d'apprécier
si le principe de Watson est efficace quel que soit
le procédé d'arthrodèse partielle utilisée, autrment dit si
l'arthrodèse des 4 coins est indispensable ou si une
simple arthrodèse lunaro-grand os peut être suffisante.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Trente patients tous de sexe masculin, moyenne 40
ans (25 à 50) avaient été opérés, 75 % sur la main dominante, dans 22 cas il s'agissait de la main droite, dans
8 cas de la gauche. La dégénérescence cartilagineuse provenait dans 18 cas d'une instabilité scapholunaire et dans 12 cas d'une lésion corporéale du
scaphoïde carpien. Si pour 22 patients le traumatisme
n'avait pu être daté d'une manière précise, 8 avaient
déjà eu une intervention chirurgicale sans succès : greffe
selon Matti-Russ 6 fois, intervention inconnue 2 fois.
Aucun ne relevait de la caisse des accidents du travail.
Il s'agissait chaque fois de lésions dégénératives
atteignant la radio-scaphoïdienne, et la capito-lunaire :
10 grades 1, et 20 grades 2. Tous les patients souffraient
depuis au moins un an et tous avaient été au préalable
traités médicalement.: orthèse, AINS, antaliques.
L'ensemble des patients avait été revu avec un minimum de 3 ans (3-6) pour un examen d'une part clinique : évaluation de la notion de douleur, mobilité, force
musculaire (grasp et pinch) mesurée au Jamar, appréciation subjective du patient, et d'autre part radiographique
permettant d'apprécier l'état des cartilages résiduels, la
qualité de la fusion, la correction de la DISI, la hauteur
du carpe et l'indice de translation mesuré selon le
procédé de Youm. Le tableau I rappelle ces données.
Tab. I.
ANALYSE PRÉ ET POSTOPÉRATOIRE
L'objectif technique de l'intervention était d'élémentariser le carpe en supprimant les conflits radio-carpien
et médio-carpien, de corriger la DISI, de rétablir la hauteur du carpe et d'utiliser le seul interligne résiduel de
bonne qualité, c'est-à-dire l'interligne radio-lunaire.
TECHNIQUE OPÉRATOIRE
Identique pour tous les patients : anesthésie générale,
garrot, incision arciforme dorsale en regard de l'interligne scapho-lunaire, puis excision du scaphoïde en
totalité, par morcellement, à la pince gouge tout en
respectant minutieusement la capsule antérieure. Deux
fois le pôle proximal du scaphoïde fut laissé en place, ce
segment était recouvert d'un excellent cartilage en regard
d'une surface radiale intacte. L'os spongieux corporéal
du scaphoïde avait toujours été conservé lorsqu'il était
de bonne qualité (dans tous les cas d'instabilité scapholunaires) ce qui évita dans 12 cas le recours à un greffon
iliaque. L'avivement de la capito-lunaire était fait à la
pince gouge après rechaussement du lunaire sur la tête
du grand-os et fixation par broche temporaire. Le
rechaussement redonnait d'une façon évidente de la
hauteur au carpe, hauteur qui était en partie altérée par
la résection cartilagineuse. Il paraissait aussi utile, par ce
rehaussement, de tenter de rééquilibrer les secteurs de
mobilité de part et d'autre de la neutralité. Dans la zone
de résection, de l'os spongieux était tassé en force, et la
fixation était assurée par deux ou trois broches de préférence recourbées et impactées pour limiter les conflits
avec le rebord postérieur du radius lors des mouvements
d'extension (fig. lb, c). Des agrafes et des vis, furent
aussi utilisées, en ce cas le montage était solide mais le
risque de conflit postérieur plus important (fig. 2), en fin
d'intervention attelle plâtrée 48 heures, puis contention
anti-brachio-palmaire circulaire pour 2 mois. Dans 3 cas
Fig. 1.b. Résultat à la consolidation face.
Fig. 1.c. Profil montrant l'alignement radio-lunaire
(noter aussi la pénétration des broches).
l'immobilisation fut prolongée d'un mois. La mobilisation active des doigts et du pouce était débutée immétiamment.
RÉSULTATS
Les résultats sont résumés dans le Tab. I. Ils furent
obtenus entre le 6e et le 10e mois et se stabilisèrent
ensuite. Pour les patients revus avec un recul maximum
de 6 ans aucune dégradation ne fut notée.
Résultats cliniques :
- Douleur : 25 patients (83 %) étaient indolores, ou
ne ressentaient que quelques douleurs intermittentes ou
climatique pour 5 d'entre eux. Pour les autres (17 %) les
douleurs ne survenaient que lors des efforts prolongés
ou violents sans consommation d'antalgiques de façon
régulière.
- Mobilité: en flexion les amplitudes moyennes étaient
de 34 degrés (20 à 45), en extension de 25 degrés en
moyenne (20 à 35). Cs mobilités étaient assez identiques aux valeurs préopératoires. Les inclinaisons étaient
aussi assez bien conservées (IC 15°, IR 10°).
- Force de prise : au Jamar la force de prise moyenne
se situait à 24 kg (10 à 36) ce qui correspondait à 65 %
de la force controlatérale. Le gain postopératoire était
aussi de 20 % en moyenne pour l'ensemble de la série.
- Force de pince : mesurée entre 5 et 8 kg (moyenné
6 Kg) ce qui correspondait à une amélioration moyenne
de 2 kg.
- Satisfaction des patients : tous les patients étaient
satisfaits de l'intervention, en raison de l'indolence obtenue qui était le critère toujours signalé en
premier.
Résultats radiologiques:
- Consolidation : toutes les arthrodèses consolidèrent
correctement sans déplacement secondaire.
Fig. 2. Arthrodèse fixée par agrafes.
- Evolution des interlignes résiduels : à 5 ans, on ne
notait aucune altération significative des interlignes
libres notamment radio-lunaires.
- Hauteur du carpe : on notait un discret affaissement
du carpe, les valeurs passant de 0,48 à 0,47 entre le pré
et le postopératoire.
- Correction de la DISI : dans 20 cas la DISI fut
corrigée, dans 10 cas la correction ne fut que partielle
avec une bascule dorsale du lunaire de 20 à 30 degrés.
- L'indice de translation du carpe, bien que difficile à
mesurer n'éait pas significativement modifiée (dans
aucune dossier n'était noté de translation radiale du
carpe).
DISCUSSION
Dans le traitement du collapsus carpien post-traumatique avancé; la scaphoïdectomie associée à une arthrodèse capilo-lunaire nous a permis d'observer avec un
recul de plus de cinq -ans des résultats comparables à
ceux de la scaphoïdectomie avec arthrodèse des 4 os
(four corners) décrite par Watson. L'indolence est
obtenue dans 83 % des cas, l'amplitude de la flexion
palmaire et de l'extension étaient toutes proches de 30 à
40 degrés, c'est-à-dire pratiquement identiques aux
amplitudes préopératoires et suffisantes pour la vie
quotidienne16. Les forces de poigne et de pince
montraient une augmentation significative de 20 % pour
la première et de 50 % pour la secondé. La hauteur du
carpe restait pratiquement équivalente à sa valeur
préopératoire moyenne.
.Dans les premiers dossiers le semi-lunaire n'avait pas
été parfaitement rehaussé sur la tête du grand os, ceci
explique dans ces dossiers la perte de hauteur du carpe
ce qui retentit sur la moyenne générale rapportée qui
montre un léger tassement de la hauteur. Actuellement
nous apportons un grand soin à la réaxation du carpe qui
participe avec l'indolence à l'amélioration de la force de
poigne. La consolidation de l'arthrodèse capito-lunaire a
été obtenue dans tous les cas, et, fait capital, au dernier
examen on ne constatait aucune détérioration secondaire,
en particulier de l'interligne radio-lunaire pourtant
soumis à des contraintes importantes.
Les résultats obtenus avec l'arthrodèse capito-lunaire
associée à la scaphoïdectomie sont concordants avec
ceux obtenus par Kirschenbaum10. Cependant Krakaueur
dans sa série rapportée en 1995 signale un taux de non
consolidation élevé : 4 pseudarthrodèses sur 8 arthrodèses capito-lunaire, et 2 pseudarthrodèses sur 23 arthrodèses des 4 coins12. Ashmead ne signale que 3 % de non
consolidation1. D'une manière générale nos résultats
fonctionnels et radiologiques sont comparables à ceux
obtenus avec l'arthrodèse des 4 coins associée à la
scaphoïdectomie1,19,20,22.
Les complications potentielles de ces techniques méritent d'être discutées :
- La translation ulnarienne du carpe a été observée
dans 2 cas sur 100 par Ashmead, dans ces deux cas la
dégénérescence arthrosique de l'interligne radio-lunaire
a été observée dans 18 mois postopératoires. Pour ces
auteurs toute tendance à la translation ulnarienne devient
une contre-indication absolue à cette intervention. Dans
aucun de nos dossiers nous n'avons observé ce phénomène ni en pré, ni en postopératoire.
- Le conflit postérieur radio-grand os est dû à une
réduction insuffisante de la désaxation intra-carpienne et
de la hauteur du carpe. Ashmead signale 13 % de telles
complications ayant conduit à une réintervention afin
de limiter le conflit devenu symptomatique (excision
limitée de la portion dorsale proéminente du grand os).
- L'échec de l'opération et la nécessité de recourir à
une arthrodèse totale du poignet a été observée dans
2 cas par Ashmead (2 %), et 2 fois par Krakaueur (6,4 %).
Cette obligation ne s'est pas présentée dans notre série.
La scaphoïdectomie associée à une stabilisation du
carpe par arthrodèse médiocarpienne est considérée par
son promoteur Watson comme une opération de sauvetage du poignet (wrist salvage). Elle ne peut donc pas
être mise en balance ni avec l'arthrodèse complète du
poignet qui supprime définitivement la mobilité, ni avec
les arthroplasties qui n'ont jamais fait preuve de fiabilité
dans les séquelles post-traumatiques.
Les opérations selon le principe de Watson s'adressent
donc à deux sortes de problèmes régulièrement associés :
- Les lésions cartilagineuses dégénératives radioscaphoïdiennes et médio-carpienne.
- Les instabilités intracarpiennes avec désaxation
permanente en DISI.
Face à ce double problème d'autres possibilités peuvent être envisagées :
- La styloïdectomie radiale, réalisée à titre isolé fait
disparaître un conflit local, mais ne règle pas le
problème évolutif de la déstabilisation intracarpienne, ni
celui de l'arthrose médiocarpienne, elle peut même
aggraver les lésions ligamentaires destabilisantes17.
- Les arthrodèses entre radius et première rangée
telles qu'elles ont été décrites par Chaise en 19836
reprise par Bach en 199112 et Krakaueur 199412. Elles
ne tiennent pas compte des lésions potentielles de la
médio-carpienne et à ce titre elles ne pourraient être
utilisées que dans les formes débutantes d'arthrose
radio-scaphoïdienne.
- Les implants de silastic remplaçant le scaphoïde
font courir au patient un risque non négligeable de siliconite avec toutes les conséquences que celle-ci peut
entraîner et la difficulté des interventions de rattrapage11.
- La dénervation du carpe nous parait une intervention
d'appoint ou d'attente toujours possible, elle ne coupe
pas les ponts en cas d'échec, à un acte ostéo-articulaire
ultérieur complémentaire. Même si son action antalgique
est considérée comme fiable par certains auteurs, elle ne
résout aucun des problèmes mécanique à la source de la
dégénérescence cartilagineuse8.
- La résection de la première rangée des os du carpe
représente essentiellement l'intervention concurrente9,14.
Elle est réalisable lorsque le pôle proximal du grand-os
est recouvert d'un cartilage en bon état. La comparaison
des résultats de cette technique avec ceux obtenus par le
procédé de Watson ou « SLAC procedure » est difficile.
La résection semble laisser une mobilité supérieure mais
au prix d'une période de réhabilitation plus longue,
notamment en ce qui concerne le retour de la force musculaire pour lequel une période de 6 mois est nécessaire.
Nous la réservons actuellement aux mains non diminante chez des patients plutôt de sexe féminin, dont la
profession, les activités de loisirs ou sportives n'imposent
pas de prises de force. Le travail récemment publié par
Wyrick concluant à la supériorité de la résection de la
première rangée nous paraît être entaché d'un biais lié à
la fréquence des complications de la série comparative
d'interventions de Watson22, complications que nous ne
retrouvons pas dans les autres séries1. Nous n'avons
aucune expérience des distractions-résections arthroplastiques telles que décrites par Fitzgerald en 19897.
Finalement, le choix du type d'intervention dépendra
des exigences du patient, du retentissement sur la
fonction du poignet et du stade évolutif. L'imperfection
des résultats obtenus par les différentes interventions
discutées incite à un traitement précoce des lésions
scaphoïdiennes et périscaphoïdiennes.
DÉBAT
G. Raimbeau (Angers) : Je voulais confirmer
l'orientation de l'équipe de Nantes, depuis 10 ans on a
pris la même orientation avec juste des petites nuances :
nous restons très fidèles aux broches telles que Watson l'a
décrit, ce qui nécessite leur ablation à 7 semaines, et
d'autre part nous enlevons vraiment tout le scaphoïde.
Je pense personnellement, que pour bien corriger la
DISI dans le plan saggital, ce qui est la clé du résultat
fonctionnel, on y arrive mieux lorsqu'on fait une
arthrodèse amato-tritrecale en même temps que la capitolunaire (quatre coins), on a une meilleure ouverture que
dans la capito-lunaire isolée. Donc : oui à ton orientation
de capito-lunaire isolé lorsqu'il y a peu ou pas de DISI, et
non quand il y a une grande DISI parce que je ne sais pas
comment on peut la corriger, et cette correction, est la clé
du résultat fonctionnel. Ces bons résultats prouvent qu'il
n'y a pas d'indications de prothèses pour ces atteintes du
poignet.
FIGURES